3 raisons de prendre son téléphone pour négocier en bourse

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mercredi 16 mai 2018

De nos jours, rares sont les opérations boursières qui obligent à s’entretenir avec un courtier. À l’ère de l’automatisation, il suffit souvent d’un clic sur ordinateur pour conclure une négociation. Pourtant, il peut être intéressant parfois de converser avec un courtier. Voici trois raisons qui devraient inciter un négociateur à appeler un courtier.

Les motivations

Une opération boursière s’accompagne souvent d’une foule d’émotions, mais il est impossible de déceler le principal sentiment qui s’en dégage devant l’écran d’un ordinateur. Pour obtenir ce genre d’indices, il faut généralement passer un coup de téléphone au courtier et prêter attention au ton et à l’inflexion de sa voix. Par exemple, une personne qui affirme vouloir acheter un titre alors qu’elle marque une légère hésitation ou qu’elle manque d’enthousiasme n’inspire pas la même confiance qu’un courtier qui déclare avec entrain son statut d’« ACHETEUR ». Ces éléments de langage, très précieux lorsqu’il s’agit de juger la motivation de l’autre partie prenante, peuvent aider à prendre de meilleures décisions et à exécuter des transactions à un cours plus avantageux.

Le cours

L’écart acheteur-vendeur est généralement un bon indicateur du cours en temps réel d’un titre, mais ce n’est pas une évaluation exacte, surtout quand des investisseurs cherchent à acheter ou à vendre des fonds négociés en bourse (FNB) à certains moments donnés d’un jour de bourse. En effet, la valeur liquidative nette d’un FNB est calculée une seule fois par jour, après la clôture des marchés. Les écarts acheteur-vendeur de certains fonds peuvent varier considérablement entre l’ouverture et la fermeture de la bourse, ce qui crée une incertitude périodique quant à leur valeur. Pour y remédier, il suffit de téléphoner à un mainteneur du marché, qui peut calculer la valeur nette liquidative indicative d’un FNB à n’importe quel moment de la journée. De plus, le fait que le mainteneur du marché dispose souvent de titres à liquider peut nettement faciliter les négociations.

La taille

Lorsqu’elles sont réalisées par voie électronique, les opérations importantes risquent souvent d’être exécutées au moyen d’ordres à différents cours, voire d’échouer si les ordres sont limités à certains cours. Pour remédier à un tel problème, un investisseur peut contacter un courtier, qui l’aidera à trouver un négociateur prêt à accepter la transaction sans restriction. Ce procédé, appelé négociation de blocs de titres, est habituellement utilisé par les investisseurs institutionnels qui cherchent à vendre ou à acheter un minimum de 10 000 titres, ou qui souhaitent effectuer des transactions dont la valeur boursière totale atteint 100 000 $.

John Christofilos est vice-président principal et chef du bureau des négociations à Placements AGF Inc. Il collabore régulièrement à Perspectives AGF.

Les commentaires que renferme ce document sont fournis à titre de renseignements d’ordre général basés sur des informations disponibles au 8 mai 2018 et ne devraient pas être considérés comme des conseils personnels en matière de placement, une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente de valeurs mobilières. Nous avons pris les mesures nécessaires pour nous assurer de l’exactitude de ces commentaires au moment de leur publication, mais cette exactitude n’est pas garantie. Les conditions du marché peuvent changer et le gestionnaire n’accepte aucune responsabilité pour des décisions de placement prises par des individus et découlant de l’utilisation ou sur la foi des renseignements contenus dans ce document. Nous invitons les investisseurs à obtenir les conseils d’un conseiller financier.
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Auteur :

John Christofilos

Vice-président principal, Chef du bureau des négociations

La Société de Gestion AGF Limitée.

Traduit de l'anglais.

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