Brexit : Une occasion pour le Canada

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mercredi 13 juin 2018

Les préparatifs du Brexit : pas seulement un défi pour la Grande-Bretagne

À titre de chef d’entreprise canadien, j’ai récemment eu la chance de faire partie d’un panel axé sur les préparatifs du Brexit (Preparing for Brexit Not Just a British Challenge). Les échanges ont porté sur le domaine des services financiers du Royaume-Uni et sur une nouvelle entente commerciale.

Compte tenu de mon expérience, la discussion que j’ai trouvé la plus intéressante concernait l’occasion pour le Canada de se positionner de façon à réussir dans le cadre de cette nouvelle réalité mondiale.

En ce qui concerne le Brexit et le Royaume-Uni, je crois que nous sommes en bonne position. Les relations politiques et économiques qui existent depuis longtemps entre les deux nations, et qui sont fructueuses de part et d’autre, constituent pour notre pays un avantage.

Même s’il est presque certain que Londres demeurera l’un des centres financiers les plus importants du monde, le vote en faveur du Brexit ouvrira peut-être la porte aux entreprises étrangères désireuses de s’inscrire sur les marchés publics au Canada.

Par exemple, si le Royaume-Uni devait être considéré comme un pays tiers, du point de vue de l’Union européenne, sans qu’aucune équivalence de réglementation ne soit établie, des restrictions rigoureuses pourraient être imposées aux entreprises de l’Union européenne qui exerceraient des activités commerciales avec les sociétés du Royaume-Uni.

Dans de telles conditions, les banques de calibre mondial pourraient déplacer certains de leurs volets d’activités à l’extérieur du Royaume-Uni – ce qui pourrait présenter une occasion pour le Canada.

La stabilité constitue notre meilleur argument de vente auprès des sociétés de services financiers du monde entier. Le vote en faveur du Brexit et l’agitation politique font ressortir le fait que le Canada est un pays constant et sécuritaire qui se prête bien à l’investissement.

Si l’on considère aussi son milieu des affaires concurrentiel, son accès privilégié aux États-Unis, son système financier stable et les multiples accords de libre-échange dont il bénéficie, le Canada s’avère idéal pour accueillir les sièges sociaux d’entreprises mondiales.

Les sociétés qui choisiront de s’installer au Canada constateront que les directives qui existent dans le secteur des services financiers entre le Canada et l’Union européenne, sont clémentes en matière de commerce et d’accès au marché, compte tenu de l’engagement de tous les membres à l’égard de l’Accord général sur le commerce des services (GATS), dont les dispositions sont semblables à celles de l’Accord économique et commercial global (AECG ou CETA).

Ainsi, il est fort probable que les activités commerciales et les investissements augmenteront à long terme entre le Canada et l’Union européenne dans le domaine des services financiers, sous l’effet d’une intégration accrue de leurs marchés intérieurs.

Si les négociations entourant le Brexit se prolongent, je m’attendrai à ce que le phénomène s’accélère, à mesure que les sociétés de services financiers du Royaume-Uni chercheront de nouveaux territoires.

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