Le nombre d’emplois s’envole aux États-Unis, tandis que les banques centrales maintiennent leurs taux directeurs à travers le monde.

Auteur : Groupe de spécialistes des portefeuilles

lundi 12 mars 2018

Vigueur du marché du travail aux États-Unis

  • Grâce à une hausse importante des postes à temps plein, 313 000 emplois non agricoles ont été créés aux États-Unis au mois de février, un chiffre bien supérieur aux prévisions et un gain inégalé depuis les 19 derniers mois. Les secteurs de la construction, du commerce de détail et des services professionnels ont créé des emplois, alors que le taux de participation est revenu à 63 %, son plus haut niveau depuis la fin de la récession.
  • Malgré ces chiffres, le taux de chômage aux États-Unis est resté à 4,1 %, du fait de l’augmentation de la population active.
  • Le salaire horaire moyen a légèrement reculé à 2,6 % en février, mais demeure relativement élevé. Sur une note positive, le nombre moyen d’heures travaillées a enregistré sa meilleure progression des quatre dernières années, soit 0,6 %, pour s’élever à 2,2 % sur 12 mois.

Légère progression du marché de l’emploi au Canada

  • L’économie canadienne a créé 15 400 emplois en février, un modeste rebond qui contraste toutefois avec la perte révisée de 88 000 emplois du mois dernier. Ce solde positif est essentiellement attribuable à la création de 54 700 postes à temps partiel, tandis que 39 300 postes à temps plein ont été supprimés.
  • Le secteur des services a contribué de façon positive, particulièrement dans les domaines des soins de santé et des services sociaux, contrairement à la production de biens (notamment dans le secteur industriel). Sur le plan régional, la meilleure progression a été enregistrée en Ontario, avec 15 700 postes créés, alors que seulement une province sur cinq a clôturé en territoire positif en février.
  • Le taux de chômage au Canada est retombé à 5,8 %, son plus faible niveau des quatre dernières décennies, et le salaire horaire moyen a maintenu une croissance élevée de 3,1 % en données annualisées , malgré un léger repli au cours du mois.

Pas de grand changement du côté des banques centrales

  • La Banque du Canada a maintenu ses taux d’intérêt comme convenu et aucun resserrement n’apparait imminent. Dans ses commentaires, la BdC a insisté sur le fait que « les politiques commerciales (constituent) une source d’incertitude importante et grandissante » et sur le fait que la croissance de l’endettement des ménages avait décéléré au cours des trois derniers mois.
  • La Banque centrale européenne a également laissé ses taux inchangés, mais a toutefois supprimé dans son rapport la phrase décrivant « sa disponibilité à augmenter la taille ou la durée » des assouplissements monétaires, ce qui a été interprété par les investisseurs comme un manque de confiance dans l’économie.
  • Conformément aux attentes, la Banque du Japon n’a procédé à aucun changement de ses taux directeurs ou de ses mesures de relance. Dans un communiqué optimiste, elle a précisé que l’économie « progressait doucement », puisque le Japon a enregistré une croissance économique annualisée de 1,6 % au quatrième trimestre 2017.

Autres nouvelles économiques

  • Le nombre de mises en chantier a augmenté de 7 % au Canada en février pour dépasser la moyenne des 12 derniers mois, laquelle a par ailleurs franchi un nouveau sommet depuis 2008. Le segment des copropriétés urbaines a largement compensé le repli enregistré du côté des mises en chantier de maisons unifamiliales. L’indice du prix des logements neufs a augmenté de 3,2 % en données annualisées en janvier, les plus fortes progressions ayant eu lieu à Vancouver et dans l’agglomération du Grand Toronto. Le nombre de permis de construire a également augmenté en janvier, de 5,6 %, notamment pour les copropriétés résidentielles en Ontario.
  • Le président américain Donald Trump a signé les dispositions officielles imposant des tarifs douaniers sur les importations d’acier (25 %) et d’aluminium (10 %), une semaine après en avoir fait l’annonce. Le Canada et le Mexique ont bénéficié d’une exemption, mais M. Trump a clairement exprimé que celle-ci pourrait être supprimée si les négociations concernant l’ALÉNA achoppaient. N’ayant, entre autres, pas réussi à dissuader le président américain de mettre en œuvre cette mesure, son premier conseiller économique, Gary Cohn, a démissionné de son poste à la Maison-Blanche.

À suivre

  • Au lendemain de la publication de données exceptionnellement encourageantes sur l’emploi, la Réserve fédérale américaine suivra attentivement la communication, mardi prochain, des chiffres concernant l’inflation, son autre grand mandat. La zone euro, les États-Unis et le Japon communiqueront leurs données de production au cours de la semaine.

Point hebdomadaire sur les marchés

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