Le nouvel accord de commerce nord-américain pourrait entraîner une hausse des taux d’intérêt
For Print Only Logo
Aperçus des marchés

Le nouvel accord de commerce nord-américain pourrait entraîner une hausse des taux d’intérêt

Auteur : 

Le 4 octobre 2018

Les investisseurs canadiens peuvent bien respirer maintenant que le Canada, les États-Unis et le Mexique sont enfin parvenus à conclure un accord remodelé de libre-échange, mais de ce fait, le risque de hausse des taux d’intérêts ne devient que plus probable.

Au cours des derniers mois, la Banque du Canada a clairement indiqué que comme l’incertitude sur la scène commerciale constituait l’un des plus gros obstacles (de même que le potentiel d’une surchauffe du marché de l’habitation), elle s’était abstenue d’augmenter les taux de façon plus radicale. Par conséquent, le nouvel Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC) devrait donner à la banque centrale un peu plus de latitude et ainsi accroître la possibilité d’une hausse de 25 points de base de plus, qui pourrait se concrétiser dès le 24 octobre, lorsque la banque annoncera sa nouvelle décision à ce sujet.

Un tel développement ne serait pas très surprenant, mais il laisserait présager d’autres mesures potentiellement restrictives qui pourraient devenir problématiques avec le temps et causer davantage de volatilité sur les marchés.

Entretemps, le nouvel accord devrait soulager un peu les investisseurs qui ont connu des mois d’inquiétude, alors que les trois pays, et surtout le Canada et les États-Unis, étaient plongés dans des négociations difficiles.

Si les investisseurs doivent s’attendre à d’autres disputes dans le cadre du processus menant à la ratification de l’accord prévue pour le 30 novembre, il reste que trop peu de changements ont été apportés à l’ALENA original pour réellement justifier des craintes. En fait, les Canadiens pourraient avoir plus de raisons de se réjouir de l’accomplissement que leurs voisins immédiats.

Certes, le Canada a un peu cédé en permettant aux États-Unis d’avoir accès à son marché de produits laitiers de 16 milliards $, mais il ne s’agit que de 3,5 % du marché en question et le gouvernement fédéral a déclaré qu’il dédommagerait l’industrie laitière, du moins à court terme.

Dans le cadre du nouvel accord, le Canada a également su maintenir sa position en matière de résolution des conflits commerciaux, ce que les négociateurs américains ont interprété comme une offense envers la souveraineté de leur pays. Par ailleurs, ni le Canada ni le Mexique n’ont cédé à Donald Trump qui réclamait une clause crépusculaire en vertu de laquelle les trois pays auraient été forcés de reconfirmer leur participation à l’accord, et ce, tous les cinq ans.

La conclusion de l’accord permet aussi au Canada d’éviter que des tarifs de 25 % soient imposés sur les automobiles exportées aux États-Unis. De tels tarifs auraient surtout nui à l’économie de l’Ontario qui aurait pu éventuellement subir des pertes d’emploi considérables.

Kevin McCreadie est président et chef des investissements à Placements AGF Inc. Il contribue fréquemment à Perspectives AGF.

Les commentaires que renferme le présent document sont fournis à titre de renseignements d’ordre général fondés sur des informations disponibles au 3 octobre 2018 et ne devraient pas être considérés comme des conseils personnels en matière de placement, une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente de valeurs mobilières. Nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour nous assurer de l’exactitude de ces commentaires au moment de leur publication, mais cette exactitude n’est pas garantie. Les conditions du marché peuvent changer et le gestionnaire de portefeuille n’accepte aucune responsabilité pour des décisions de placement prises par des individus et découlant de l’utilisation ou sur la foi des renseignements contenus dans le présent document. Nous invitons les investisseurs à obtenir les conseils d’un conseiller financier.
Placements AGF est un groupe de filiales en propriété exclusive de la Société de Gestion AGF Limitée, un émetteur assujetti au Canada. Les filiales de Placements AGF sont Placements AGF Inc. (AGFI), Gestion de placements Highstreet (Highstreet), AGF Investments America Inc. (AGFA), AGF Asset Management (Asia) Limited (AGF AM Asia) et AGF International Advisors Company Limited (AGFIA). AGFA est inscrite aux États-Unis à titre de conseiller. AGFI et Highstreet sont inscrites à titre de gestionnaires de portefeuille auprès des commissions des valeurs mobilières à travers le Canada. AGFIA est réglementée par la Central Bank of Ireland et est inscrite auprès de l’Australian Securities & Investments Commission. AGF AM Asia est inscrite à Singapour à titre de gestionnaire de portefeuille. Les filiales faisant partie de Placements AGF sont responsables de la gestion de plusieurs mandats comprenant des actions, des titres à revenu fixe et des éléments d’actif équilibrés.

Au sujet de La Société de Gestion AGF Limitée

Fondée en 1957, La Société de Gestion AGF Limitée (AGF) est une société indépendante de gestion de placements diversifiés à l’échelle mondiale. AGF apporte de la discipline en offrant l’excellence en matière de gestion de placements par l’entremise de ses volets axés sur des activités fondamentales et quantitatives de même que sur des actifs non traditionnels et des avoirs de particuliers bien nantis, afin de procurer une expérience exceptionnelle à la clientèle. La gamme de solutions d’investissement d’AGF s’étend à l’échelle mondiale à une vaste clientèle, depuis les conseillers financiers jusqu’aux investisseurs particuliers et aux investisseurs institutionnels comprenant des caisses de retraite, des programmes d’entreprise, des fonds souverains, des fonds de dotation et des fondations.

Pour de plus amples renseignements, veuillez visiter AGF.com.

Ⓒ 2018 La Société de Gestion AGF Limitée. Tous droits réservés.

D'autres articles semblables.

Vue d’ensemble : la volatilité du marché

Vue d’ensemble : la volatilité du marché

Eh oui, 2018 fut mouvementée. L’année 2019 a également démarré avec des soubresauts : dès les cinq premiers jours de négociation de janvier, l’indice S&P 500 a affiché des fluctuations supérieures à 1 %.

Tout lire
Écarts d’évaluation : Peut-on prévoir une troisième reprise?

Écarts d’évaluation : Peut-on prévoir une troisième reprise?

Stephen Duench, vice-président et gestionnaire de portefeuille à AGFiQ, explique comment les écarts actuels d’évaluation…

Tout lire
Les liquidations boursières, davantage motivées par la peur que par les données fondamentales

Les liquidations boursières, davantage motivées par la peur que par les données fondamentales

À l’approche de la nouvelle année, les marchés boursiers sont dans la tourmente. Les données fondamentales ne se sont pourtant pas effondrées – la principale cause est la panique des investisseurs, et les dégagements risquent de se poursuivre avant que l’on puisse constater une accalmie.

Tout lire