Les consommateurs américains ont recommencé à dépenser en octobre
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Aperçus des marchés

Les consommateurs américains ont recommencé à dépenser en octobre

Auteur : La Rédaction AGF

Le 19 novembre 2018

Un résumé des principales nouvelles économiques et un regard sur la suite des événements

  • Les prix à la consommation ont enregistré leur plus forte hausse des neuf derniers mois aux États-Unis en octobre, en raison de l’augmentation du prix de l’essence et des loyers, des informations qui pointent vers une nette accélération de l’inflation. Le Département du Travail a déclaré que son indice des prix à la consommation avait bondi de 0,3 % le mois dernier, la plus forte hausse enregistrée depuis janvier, relativement à 0,1 % en septembre. Au cours de la période de 12 mois terminée en octobre, l’IPC a progressé de 2,5 %, par rapport à 2,3 % pour celle terminée en septembre. À l’exclusion des catégories les plus volatiles de l’alimentation et de l’énergie, l’IPC a augmenté de 0,2 %. L’IPC « de base » a progressé de 0,1 % pour un deuxième mois consécutif et de 2,1 % pour la période de 12 mois terminée en octobre, par rapport à 2,2 % pour celle terminée en septembre.
  • Les ventes au détail ont augmenté de 0,8 % en octobre, alors qu’elles avaient diminué de 0,1 % le mois précédent (après révision à la baisse du +0,1 % communiqué initialement). Les ventes de véhicules automobiles et de pièces détachées ont bondi de 1,1 %. À l’exclusion de cette catégorie, les dépenses des consommateurs ont augmenté de 0,7 %, en raison notamment d’une forte hausse du ticket moyen dans les stations-service (+3,5 %, la plus forte progression en près d’un an). Les ventes de matériaux de construction (+1,0 %), des produits électroniques (+0,7 %) et d’articles divers (+0,6 %) ont également affiché des progressions soutenues. Dans l’ensemble, les dépenses ont augmenté dans pas moins de 10 segments, parmi les 13 suivis.

Les ventes de maisons au Canada ont diminué pour un deuxième mois consécutif, alors que les données de la BdC révèlent une baisse de l’endettement des nouveaux titulaires d’emprunt immobiliers

  • Les expéditions de marchandises industrielles ont augmenté de 0,2 % en septembre, après une baisse de 0,5 % en août. Les ventes ont augmenté pour 8 des 21 grandes catégories répertoriées, notamment les équipements de transport (+3,1 %), les produits chimiques (+1,4 %) et les produits dérivés du pétrole et du charbon (+0,9 %). Ces augmentations ont largement suffi à compenser la baisse des matériels de fabrication (-6,2 %), des produits du bois (-2,9 %) et des équipements électriques (-3,0 %). En excluant l’effet de prix, les ventes totales mensuelles en provenance des usines ont diminué de 0,1 %, tandis que les stocks ont augmenté de 0,2 %. En conséquence, le ratio réel stocks/ventes s’est maintenu à 1,43.
  • En octobre, les ventes immobilières ont diminué pour un deuxième mois consécutif au Canada et les prix, ainsi que le nombre de nouveaux logements sur le marché, ont également baissé, un signe de retour à l’équilibre sur le plan national. L’Association canadienne de l’immeuble a déclaré la semaine dernière que selon son système Multiple Listing Service®, les ventes de maisons à l’échelle du pays ont fléchi de 1,6 % en octobre, par rapport au mois de septembre, et que le nombre de transactions a diminué dans plus de la moitié des localisations, notamment à Montréal, Edmonton et dans la région de Hamilton-Burlington (en Ontario). En excluant les grandes agglomérations de Toronto et Vancouver, les deux marchés les plus onéreux et dynamiques au pays, le prix de vente moyen d’une maison s’est établi à un peu moins
    de 383 000 $.
  • Le nombre de nouveaux emprunteurs fortement endettés a considérablement diminué au Canada, en raison de la hausse des taux d’intérêt et du durcissement des règles d’admissibilité aux crédits immobiliers, a déclaré la Banque du Canada la semaine dernière, qui a également précisé que la part de nouvelles hypothèques détenues par les emprunteurs les plus lourdement endettés, ceux qui affichent un ratio prêt/revenu supérieur à 450 %, avait diminué à 13 % au deuxième trimestre de cette année, par rapport à 18 % l’an dernier.
  • L’Ontario a réduit son déficit de 500 M$, à 14,5 G$, depuis l’entrée en fonction du gouvernement progressiste-conservateur en juin dernier. Le ministre des Finances de l’Ontario, Vic Fedeli, a déclaré que la province avait réalisé des économies de 3,2 G$ parmi différents programmes, notamment en annulant les hausses d’impôts prévues et en mettant un terme au système de plafonnement et d’échange mis en œuvre par le précédent gouvernement libéral. Il a toutefois révélé que l’annulation de ce programme représentait une perte de revenu fiscal de 1,5 G$ pour l’Ontario au cours de cet exercice et le Bureau de la Responsabilité financière a évalué ce manque à gagner à 3 G$ pour les quatre prochaines années.

Le FMI révise à la baisse ses prévisions de croissance pour plusieurs grandes économies, tandis que les menaces à la cybersécurité préoccupent de plus en plus les dirigeants

  • Le FMI prévoit que la croissance mondiale demeurera aussi soutenue en 2018 et 2019 qu’en 2017, à 3,7 %, mais a révisé ses perspectives à la baisse pour certaines grandes économies. Aux États-Unis, même si les projections de croissance du PIB demeurent inchangées pour 2018, à 2,9 %, celles de 2019 ont été révisées à la baisse, à 2,5 %, à cause de la guerre commerciale avec la Chine. Le FMI a également déclaré que la situation pèserait sur les estimations de croissance de la Chine, lesquelles s’établissent maintenant à 6,2 % pour 2019, par rapport à 6,6 % et 6,9 % en 2018 et 2017 respectivement. En général, le FMI a déclaré dans son rapport que les perspectives de nombreuses économies émergentes et en développement se dégradaient, après la révision à la baisse des prévisions concernant certaines économies émergentes majeures, en raison de facteurs particuliers à chaque pays, d’un resserrement des conditions financières, de tensions géopolitiques et de la hausse du prix du pétrole. En revanche, il s’est montré optimiste pour le Moyen-Orient, malgré la récente baisse des prix du pétrole.
  • La cybersécurité, les chocs des prix de l’énergie et les erreurs en matière de gouvernance nationale représentent les principales menaces pour les entreprises en 2018, selon un nouveau rapport du Forum économique mondial. Les chercheurs de cet institut ont conclu qu’il existait des variations importantes du risque perçu entre les différentes régions du monde. Ainsi, les dirigeants des pays européens et d’autres pays développés ont estimé que les cyberattaques représentaient le principal risque pour leurs économies respectives, tandis que leurs homologues d’Amérique latine considèrent l’absence de gouvernance nationale comme leur principale préoccupation. L’étude révèle également que les menaces technologiques augmentent, puisque les cyberattaques constituent la principale source d’inquiétude aux yeux des dirigeants de trois régions, parmi les huit sondées. En 2016, seule une région (Amérique du Nord) avait classé les cyberattaques en tête des menaces pour les entreprises. Dans les régions productrices d’énergie (Eurasie, Moyen-Orient et Afrique du Nord), les chocs des prix de l’énergie figurent comme principal risque pour l’activité.
  • Les prix des logements à Hong Kong pourraient baisser de 25 % l’an prochain si la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine s’aggravait, d’après une information communiquée la semaine dernière par la société de gestion immobilière et de placements JLL. Il s’agit de la plus récente perspective baissière pour l’un des marchés immobiliers traditionnellement parmi les plus onéreux. Celui-ci est entré dans une phase de « correction » et les prix pourraient baisser davantage selon les informations communiquées la semaine dernière par JLL. La société a en outre prévu dans son scénario de référence une baisse de 15 % en 2019, mais une chute de 25 % est envisageable si la guerre commerciale continue de s’envenimer encore et que les cours des actions poursuivent leur chute.À suivre

Données de l’IPC au Canada, mises en chantier et indicateurs du PMI aux É.-U.

Au Canada, les intervenants sur les marchés surveilleront l’indice des prix à la consommation du mois d’octobre, tandis qu’aux États-Unis, les communications des mises en chantier et des données du PMI susciteront l’attention.

 

Sources : BMO Economics, Services économiques TD, Reuters, CNBC, le 16 novembre 2018

 

Point hebdomadaire sur les marchés

 

 

Sources : Bloomberg, le 16 novembre 2018

 

Les commentaires que renferme ce document sont fournis à titre de renseignements d’ordre général basés sur des informations disponibles le 16 novembre 2018 et ne devraient pas être considérés comme des conseils personnels en matière de placement, une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente de valeurs mobilières. Nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour nous assurer de l’exactitude de ces commentaires au moment de leur publication, mais elle n’est pas garantie. Les conditions du marché peuvent changer et le gestionnaire de portefeuille n’accepte aucune responsabilité pour des décisions de placement prises par des individus à la suite de l’utilisation ou sur la foi des informations contenues dans ce document.

 

Date de publication : 19 novembre 2018

 

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