Les liquidations boursières, davantage motivées par la peur que par les données fondamentales
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Aperçus des marchés

Les liquidations boursières, davantage motivées par la peur que par les données fondamentales

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Le 24 décembre 2018

À l’approche de la nouvelle année, les marchés boursiers sont dans la tourmente. Les données fondamentales ne se sont pourtant pas effondrées – la principale cause est la panique des investisseurs, et les dégagements risquent de se poursuivre avant que l’on puisse constater une accalmie.

Ces dernières semaines, les investisseurs ont eu des sueurs froides, face aux perspectives de hausse des taux d’intérêt, de tensions commerciales, d’instabilité politique et de fin du cycle économique. Une nouvelle vague de volatilité s’est donc abattue, accompagnée d’un nombre record d’opérations, ce qui a entraîné plusieurs chutes de plus de 1,5 % au mois de décembre. Il pourrait bien s’agir du pire mois de décembre pour les actions américaines depuis 1931, selon des données de Bloomberg.

Pourtant, les données fondamentales n’ont que peu changé au cours de cette mauvaise passe. Les taux d’intérêt demeurent historiquement faibles, aussi bien à court terme qu’à long terme. La croissance économique frôle les 3 % à l’échelle mondiale. L’inflation est en bonne posture, à près de 2 %, et la croissance des bénéfices reste supérieure à 10 % (quoiqu’une baisse soit attendue). À vrai dire, si un investisseur ne connaissait pas le climat actuel, il lui serait difficile de comprendre la fragilité des marchés.

Mais voilà précisément l’incidence que peut avoir une attitude pessimiste sur le cours des actifs financiers. Malgré la solidité des données fondamentales, les investisseurs ont commencé à craindre les risques qui planent et semblent désormais moins enclins à passer outre les conflits encore en suspens, comme les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine.

À ce stade du marché haussier, la récompense relativement au niveau d’incertitude est moins attrayante aux yeux de nombreux investisseurs, particulièrement ceux qui ont accusé de lourdes pertes durant la crise financière de 2008 ou lors de l’éclatement de la bulle technologique au début des années 2000. Par ailleurs, maintenant que les éléments de trésorerie génèrent enfin un rendement, les raisons d’investir uniquement dans des actions s’amenuisent.

Toutes ces réticences peuvent se comprendre et peut-être faudra-t-il des pertes plus importantes pour que les vendeurs écoulent leurs stocks, pour que les évaluations repartent à la hausse et pour que l’optimisme refasse surface. Néanmoins, la conjoncture est bien moins inquiétante que celles qui ont précédé les deux grands marchés baissiers du siècle. S’il ne fait pas de doute que le cycle expansionniste touche à sa fin, l’économie mondiale conserve une vigueur suffisante pour soutenir les marchés boursiers au cours des prochains mois.

Kevin McCreadie est chef de la direction et chef des investissements à La Société de Gestion AGF Limitée. Il collabore régulièrement à Perspectives AGF. 


Les commentaires que renferme le présent document sont fournis à titre de renseignements d’ordre général et sont fondés sur de l’information disponible au 20 décembre 2018. Ils ne devraient pas être considérés comme des conseils personnels en matière de placement, une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente de valeurs mobilières. Nous avons pris les mesures nécessaires pour nous assurer de l’exactitude de ces commentaires au moment de leur publication, mais cette exactitude n’est pas garantie. Nous invitons les investisseurs à consulter un conseiller financier.
Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne représentent pas nécessairement le point de vue d’AGF, de ses filiales et de toute autre société apparentée ou affiliée, et ne peuvent être associées à aucun fonds ni à aucune stratégie d’investissement.
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Auteur :

Kevin McCreadie

Kevin McCreadie, CFA, MBA

Chef de la direction et chef des investissements

La Société de Gestion AGF Limitée

Traduit de l'anglais.

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