Aperçus des marchés

Les mythes entourant l’investissement immobilier

Auteur : Choix judicieux

jeudi 21 juin 2018


L’article ci-dessous concerne les investisseurs canadiens uniquement.


Dans une nouvelle série d’articles, nous allons voir que l’investissement dans l’immobilier plutôt que dans des actions n’est pas un choix aussi simple qu’on pourrait le croire. L’investissement immobilier est entouré de mythes, sur lesquels il faut faire le point quand on envisage un achat immobilier, aux fins d’habitation ou de placement.

Mythe : L’immobilier prend toujours de la valeur

Même si les taux d’intérêt ont augmenté à trois reprises depuis un an, ils restent relativement bas d’un point de vue historique, ce qui a contribué à l’envolée des prix ces dernières années. Les récentes hausses de taux ont permis de ralentir certains marchés, mais des acheteurs croient encore pouvoir assumer une hypothèque élevée. Cela peut être vrai dans certains cas, mais sur le plan de la gestion du risque, il convient de garder certains détails à l’esprit.

Réalité : L’immobilier a ses hauts et ses bas

Maintenant, jetons un coup d’œil à la réalité. Robert Shiller, prix Nobel d’économie, a examiné les prix de l’immobilier aux États-Unis et a conclu qu’après ajustement en fonction de l’inflation, la croissance réelle des prix des logements entre 1890 et 2010 était à peine supérieure à l’inflation.

Le marché canadien suit une trajectoire similaire. Le tableau ci-dessous illustre les rendements réels de l’immobilier canadien, par ville, après inflation.

Les villes de Toronto et de Vancouver ont toutes deux enregistré des rendements négatifs dans les années 1970, soit respectivement -4,5 % et -3,2 % de rendement annuel réel. Par conséquent, même si les prix de l’immobilier montaient à cette époque, ils étaient loin d’atteindre le taux d’inflation. En observant la colonne de droite, on s’aperçoit que l’immobilier à Toronto a généré un rendement réel de 0,4 % après inflation sur 40 ans, alors qu’à Vancouver, il a affiché un rendement négatif de -0,7 %*.

Hausse annuelle moyenne (% - après inflation)
1963-731973-831983-931993-03Total
1963-2003
Vancouver4,9-3,2-0,4-3,7-0,7
Toronto5,3-4,51,20,10,4
Canada1,00,20,9-0,50,2

*Source : 2004 Clayton Research, d’après les données de Statistique Canada et de la SCHL. Rendements fondés sur le prix d’une maison typique individuelle/jumelée nouvellement construite.

La volatilité est toujours présente, aujourd’hui. Les marchés à travers le Canada ne montent pas tous en flèche comme à Vancouver. Calgary et Regina, par exemple, accusent une légère baisse par rapport à l’année dernière.

VilleAvril 2018
Différence des prix d’une année sur l’autre
Canada-11,3 %
Région du Grand Vancouver14,3 %
Edmonton-0,9 %
Calgary0,1 %
Regina -6,5 %
Winnipeg1,2 %
Région du Grand Toronto-5,1 %
Québec (région métropolitaine de recensement)3,9 %

Source : Association canadienne de l’immeuble, au 30 avril 2018. Les prix indiqués sont ceux de l’indice HPI MLS®, sauf pour le Canada, Winnipeg et Québec (région métropolitaine de recensement), qui affichent des prix moyens.


Mythe : L’immobilier rapporte plus que les actions

Les manchettes nous disent que l’immobilier est un secteur en pleine explosion et que de nombreuses villes connaissent une croissance soutenue ces dernières années.

Mais ont-elles surclassé les marchés boursiers?

Réalité : L’immobilier rapporte moins que les actions 

Même après des corrections majeures des marchés, la croissance des actions canadiennes est plus de deux fois supérieure à celle des marchés immobiliers de Vancouver et de Toronto**.

 

Les mythes entourant l’investissement immobilier

Les mythes entourant l’investissement immobilierLes mythes entourant l’investissement immobilier

**Source : ACI, Morningstar Direct et Fédération des chambres immobilières du Québec, du 31 décembre 1980 au 31 décembre 2017. Selon un investissement initial de 100 000 $ fait sur chaque marché le 31 décembre 1980.

 


Communiquez dès aujourd’hui avec votre conseiller financier pour voir comment l’immobilier peut s’intégrer dans votre portefeuille. Le deuxième article de cette série portera sur un dilemme : rénovations ou placements dans un REER.


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