Aperçus des marchés

Parfois, il vaut mieux négocier un bloc de titres

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lundi 9 avril 2018

La majeure partie des achats et des ventes de titres qui ont lieu un jour de bourse se font en appuyant sur quelques touches d’un clavier d’ordinateur et ce sont des lots relativement petits qui changent de main. Ces opérations sur de faibles volumes de titres témoignent de la liquidité des marchés boursiers en général et représentent plus de 80 % du volume total quotidien des opérations de nombreuses grandes bourses aux quatre coins du monde.

Cependant, toutes les opérations ne sont pas traitées de la même manière. Pour les plus grosses opérations, lorsque les flux de capitaux sont limités et que le temps presse, la meilleure façon de procéder est souvent de décrocher le téléphone pour trouver un gros bloc de titres.

Blocs de titres échangés au Canada (en pourcentage des opérations effectuées sur toutes les plateformes)

Parfois, il vaut mieux négocier un bloc de titres

Source : Placements AGF

La négociation d’un bloc de titres, comme on le sait, est généralement définie comme l’achat ou la vente d’au moins 10 000 actions ou une transaction d’une valeur totale de 100 000 $. Elle est souvent associée aux investisseurs institutionnels et nécessite généralement un contact direct avec des courtiers pour trouver une contrepartie.

Supposons que vous voulez acheter 10 000 actions d’Acme Corp., titre fictif très peu échangé dont le cours ne fluctue à peu près pas.

Étant donné que ce titre n’est pas très liquide, mais que son cours actuel vous attire, vous décidez de contacter un courtier indépendant pour lui dire que vous aimeriez acheter un bloc d’actions et que vous voulez qu’il vous trouve un vendeur.

Ensuite, le courtier vous dit tout ce qu’il sait sur le marché pour ce titre. Puis, vous vous entendez sur le cours que vous êtes prêt à payer. Cela se fait généralement dans ce que l’on appelle « le contexte de la cote », ce qui signifie que tout accord qui sera conclu en bout de ligne se situera quelque part entre le cours acheteur et le cours vendeur, sauf en de rares occasions, si nous jugeons que la cote est influencée par beaucoup de « bruit » et fait l’objet de nombreuses opérations à haute fréquence.

Alors, il ne vous reste plus qu’à envoyer à votre courtier un ordre électronique pour officialiser la demande et dès qu’il trouve un vendeur, vous le rappelez pour négocier le cours final et conclure la transaction.

Habituellement, tout cela ne prend que quelques minutes et c’est presque toujours du temps bien investi. Lorsqu’un titre n’est pas très liquide, la négociation d’un bloc de titres est souvent le meilleur moyen de veiller à ce qu’une grosse transaction soit exécutée au cours que vous êtes disposé à payer.

John Christofilos est vice-président principal et chef du bureau des négociations à Placements AGF Inc. Il collabore régulièrement à Perspectives AGF.

Les commentaires que renferme ce document sont fournis à titre de renseignements d’ordre général basés sur des informations disponibles au 4 avril 2018 et ne devraient pas être considérés comme des conseils personnels en matière de placement, une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente de valeurs mobilières. Nous avons pris les mesures nécessaires pour nous assurer de l’exactitude de ces commentaires au moment de leur publication, mais cette exactitude n’est pas garantie. Les conditions du marché peuvent changer et le gestionnaire n’accepte aucune responsabilité pour des décisions de placement prises par des individus et découlant de l’utilisation ou sur la foi des renseignements contenus dans ce document. Nous invitons les investisseurs à obtenir les conseils d’un conseiller financier.
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Au sujet de La Société de Gestion AGF Limitée

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